SAINT-AMBROIX

L'ÉGLISE FOUDROYÉE

l'église de Saint-Ambroix vue des toits
inondation-saint-ambroix-30-septembre-19
clocher foudroyé de l'église de Saint-Ambroix dégats

Dans la nuit du 19 au 20 septembre 2020, durant un orage, la foudre tombe sur le clocher de l'église de Saint-Ambroix et endommage sérieusement le clocher, écartelant des pierres qui demeurent alors à moitié dans le vide, créant un trou béant et faisant tomber des débris dans la rue en contrebas. L'Église est fermée et interdite d'accès.

architecte église de Saint-Ambroix
plans originaux de l'église de Saint-Ambroix
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Rapidement, la mairie fait intervenir la Sté Clémençon du hameau de Cal, Navacelles, spécialiste en élagage d'arbres, qui, grâce à sa nacelle télescopique, permet une consolidation provisoire après passage des experts, ce qui permet aux portes de l'église de rouvrir et aux offices de reprendre. Au printemps 2021, deux entreprises interviennent.

 

Celle de Raphaël Benoît, Alpha Lapis, pour un traitement des problèmes d'infiltration d'eau sur la partie droite de la toiture, dues au flexotuile endommagé par le temps.

Celle de Laithier (Uzès), qui rénove entièrement le clocher, notamment les parties endommagées par la foudre. Cette restauration signée Laithier, spécialiste de la rénovation de bâtiments anciens, s'effectue avec des matériaux nobles, pierre du Gard, chaux hydraulique, utilisés par les Bâtiments de France. Elle s'effectue sous la houlette de la mairie de Saint-Ambroix, très active via Pascal Verrez, responsable des services techniques, et Paul Percetti, jeune élu de la ville, ancien élève de l'école Saint-Joseph. Leur découverte de documents historiques qui dormaient dans les archives de la mairie, concernant l'église et sa création, permettent que des éléments qui n'avaient pu être réalisés lors de la construction de l'église, faute de moyens financiers, puissent l'être en 2021.

La splendide croix noire et dorée du sommet de l'église parachève de sa signature le travail dans les règles de l'art réalisé par Laithier et la volonté d'excellence de la mairie de Saint-Ambroix.

Grand merci et bravo à l'entreprise et à la mairie de Saint-Ambroix, qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour que la restauration rende l'église plus belle encore qu'elle n'était et, de plus, telle qu'elle était prévue par l'architecte à l'origine !

réparations de l'église de Saint-Ambroix foudroyée
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Logo entreprise Laithier Uzès rénovation clocher de l'église de Saint-Ambroix
Logo Alpha Lapis Construction maçon à Saint-Ambroix

Histoire de l'église des Volo Biou

Saint-Ambroix lavis à l'encre de Chine de Léon Alègre fin XIXe siècle

Lavis à l'encre de Chine de Léon Alègre, fin XIXe siècle

La première église de Saint-Ambroix fut construite en 1672. Elle correspondait à une population de 500 âmes. Il en reste actuellement la chapelle du Sacré-Cœur qui était à l'époque le chœur de l'église. Cette chapelle devenue insalubre et trop étroite pour une population de 3 400 habitants devait être agrandie. Le 23 avril 1854, le Conseil de fabrique de la paroisse invita le Conseil municipal à voter des crédits pour cette réalisation. À la même époque, il fallait également construire l'hôtel de ville et le temple. Le 7 février 1892, vu le dossier, l'urgence et le fait que la construction est le vœu de presque toute la population, le nouveau Conseil municipal, à main levée et par 17 voix sur 20, adopte le plan Revoil établi en 1885. Soit la construction pratiquement à angle droit par rapport à son aînée avec laquelle elle s'est fondue (chapeau monsieur Revoil !) pour un coût de 125 667 francs. Détail ci-dessous :

  • le Conseil de fabrique pour 26 000 francs

  • une souscription pour 32 000 francs

  • la commune 59 000 francs

  • l'État pour 10 000 francs

 

Quarante-deux ans de discussions, votes et autres palabres et quatre ans de travaux auront été nécessaires pour arriver à l'édification de notre église actuelle (merci, mille fois, à notre chère administration à la française.

Elle fut consacrée le 5 décembre 1986 par Monseigneur Béguinot.

La cérémonie du centenaire eut lieu le dimanche 8 décembre 1996, présidée par Monseigneur Cadilhac, assisté du curé Georges Benoît, de monsieur le pasteur Laruelle de l'Église réformée de France, avec le concours de l'Harmonie "Les Amis Réunis", elle-même centenaire.

 

Orientation

Certains connaisseurs, observateurs ou donneurs de leçons et conseils gratuits, voire de mauvaise foi, nous diront : « Votre église est mal orientée ».

Les Volo Biou réboussiés, il est vrai, se passent de réflexions de "chercheurs de poils sur un œuf". Oui, les Saint-Ambroisiens le savent, que leur église est mal orientée ; mais comment faire autrement que le talent de monsieur Revoil !... Fallait-il continuer la chapelle primitive vers la Grand-Rue ? Et la largeur ? Ah ! Elle serait belle la façade latérale sur la place… un vrai mur de prison… Tandis qu'aujourd'hui, nous sommes fiers d'avoir l'entrée principale sur la place.

Ah… qu'elle est belle et imposante notre église, avec son porche monumental. Pas de place pour les "Tartufes", ah !... mais…

Mais qu'est-ce qu'une affaire d'orientation ?

Nous savons que les trois religions monothéistes (juive, chrétienne et musulmane) se réclamant de la descendance d'Abraham, ont leur lieu de culte (synagogues, églises et mosquées) orientées vers Jérusalem. Pourquoi alors notre église, elle, est orientée nord-sud ? Tout simplement à cause de l'agrandissement. La chapelle du Sacré-Cœur est dans la norme.

Une petite visite...

autel de l'église de Saint-Ambroix

Commençons la visite de l'église, placée sous le vocable de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie et le patronage de Saint-Ambroise, évêque de Milan.

D'abord, intéressons-nous au chœur.

Trois vitraux sont au centre :

Saint Pierre

Le Christ

Saint Ambroise

 

Sur la même ligne que les vitraux, nous trouvons six statues représentant :

Saint Ambroise

Saint patron de la ville. Père de l'Église latine, grand théologien né à Trèves (v. 340-397). Haut fonctionnaire romain. Il fut élu évêque de Milan par acclamations. Il introduisit en occident la pratique de la lectio divina. Il composa des hymnes, des écrits doctrinaux, des lettres et des sermons. Il baptisa Saint Augustin. Sa fête est le 7 décembre.


Ensuite, les quatre évangélistes et leur signe personnel :

  • Saint Matthieu (ange)

  • Saint Luc (taureau)

  • Saint Jean (aigle)

  • Saint Marc (lion)

Les Évangiles de Saint Matthieu, Saint Luc et Saint Marc, consignés entre les années 60 et 110, sont inspirés directement de Dieu. Celui de Saint Jean, l'apôtre intime témoin de la vie de Jésus, rapporte des souvenirs personnes. Il reconnaît la nature divine du Sauveur en qui il voit le Verbe de Dieu. C'est la langue vernaculaire (propre à chaque pays) qui est employée pour la lecture de l'Évangile que les fidèles écoutent, debout, par respect pour la Parole du Seigneur.

Saint François-Régis

Religieux français né à Fontcouverte (Languedoc) en 1597, décédé en Ardèche à Lalouvesc le 31 décembre 1640, canonisé en 1737. Jésuite, talentueux pédagogue et catéchiste, il est missionnaire dans le Velay et le Vivarais. Fêté le 16 juin.

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Choeur de l'église
Tabernacle de l'église de Saint-Ambroix
Eglise fleurie pour Pâques

L'autel

Au centre du chœur se trouve l'autel sur lequel le prêtre célèbre l'Eucharistie, face à l'assemblée. Il est constitué d'une table en marbre sur laquelle seront disposés les éléments de la célébration.

À gauche de l'autel se trouve le tabernacle, petite armoire en marbre qui était fixée sur l'autel avant le concile Vatican II. Depuis, le prêtre officie face aux fidèles, ce qui a entraîné le déplacement du tabernacle. Il contient les hosties consacrées.

Croix fleurie
statue de Saint Ambroise

Saint Ambroise

statue de Saint François Régis

Saint François-Régis

À droite de l'autel, l'ambon

Élément de récupération de la table sainte en marbre, transformée, d'où le prêtre lit l'Évangile. Les fidèles se tiennent debout, par respect. Il y prononce également les homélies. Elle sert aussi aux laïcs pour les différentes lectures ; les annonces de la semaine ou toute autre information ou discours.

Christ Roi sur son trône dans l'église Saint-Ambroix
Dôme étoilé Jésus et les 12 apôtres
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Regardons maintenant le dôme

Sous le dôme, dans la plénitude du firmament étoilé, ici au paradis, le Christ-Roi entouré de ses apôtres nous invite à la rejoindre. Bras ouverts pour nous accueillir, il nous dit : « Venez tous à moi ».

Le Christ est entouré de 12 apôtres. Ces douze représentent les colonnes de l'Église. Ils proclament la foi des chrétiens dont le signe de ralliement est le "Credo", appelé "Symbole des apôtres". Chacun des Douze tient dans sa main une banderole sur laquelle est écrit en latin une phrase du Credo.

 

Pour citer les apôtres, nous partons du Christ :

À sa droite, et du centre vers la gauche :

 

Pierre

Le premier des apôtres et des papes. Il tient dans sa main les clés du Paradis. Pécheur de Capharnaüm, le Christ changea son nom de Simon en celui de Pierre pour marquer qu'il le considérait comme le fondement de la future Église. Après la Pentecôte, il prêcha en Palestine et, après un long séjour à Antioche, il se fixa à Rome où il mourut martyr sous Néron en l'an 64. La tradition lui attribue deux épîtres.

Fête le 29 juin

 

André

Frère de Pierre. Il aurait évangélisé l'Archaïe et y aurait été crucifié sur une croix en X. Patron de l'Écosse. Fête le 30 novembre.

 

Jacques, dit le Mineur ou le juste.

Fils d'Alphée, il fut le premier évêque de Jérusalem. Fête le 3 mai.

 

Jean

L'Évangéliste, fils de Marie Salomé et de Zébédée, frère de Jacques le Majeur. Disciple préféré de Jésus, présent dans toutes les grandes circonstances de la vie du Christ. Après la Pentecôte, il s'installa à Éphèse (Turquie actuelle), avant d'être exilé dans l'île de Patmos. Il est l'auteur du quatrième Évangile, de trois épîtres et de l'Apocalypse. Fête le 27 décembre

 

Thomas

Son nom signifie "jumeau", ou Didyme en grec. Célèbre par l'incrédulité qu'il montra lors de la Résurrection du Christ. Une tradition veut qu'il ait évangélisé les Indes. Il mourut transpercé par une lance, selon la tradition. Fête le 21 décembre.

 

Jacques, dit le Majeur ou Boanergès (fils du tonnerre).

Fils de Zébédée et de Marie Salomé, et frère de Jean. Il accompagna Jésus dans tous les événements importants. Il fut décapité à Jérusalem et la légende veut que son corps soit enterré à Saint-Jacques de Compostelle, d'où l'important pèlerinage qui existe depuis le Moyen-Âge vers cette ville d'Espagne. Fête le 25 juillet

 

Toujours en partant du Christ, nous trouvons à sa gauche :

Philippe

Originaire de Bethsaïde en Galilée, il fut un des premiers disciples de Jésus. Après avoir évangélisé la Phrygie et la Scythie, il aurait été crucifié à Hierapolis (Turquie actuellement). Fête le 11 mai

 

Barthélémy

Il s'identifie sans doute avec le disciple appelé Nathanaël. La région qu'il a évangélisée après la Pentecôte est peut-être l'Arménie. Il aurait été écorché vif. Fête le 24 août.

 

Matthieu

Publicain (leveur d'impôts pour l'État) à Capharnaüm. Il fut appelé par Jésus à le suivre. La tradition veut qu'il ait évangélisé l'Éthiopie, où il aurait été martyrisé. Il est l'auteur du premier Évangile synoptique (qui embrasse tout d'un coup d'œil). Cet Évangile renferme le "Sermon sur la Montagne", véritable charte du christianisme. Fêté le 21 septembre

 

Simon, surnommé le Zélote ou le Cananéen

Il fut peut-être crucifié en Perse, ou coupé en deux à la scie. Fête le 28 octobre

 

Thaddée, ou Jude, frère de Jacques le Mineur

On lui attribue une épître canonique (inspirée par Dieu). Il alla prêcher l'Évangile en Idumée, en Syrie et en Mésopotamie. Il sera martyrisé en Perse ou en Arménie en l'an 80. Fête le 28 octobre

 

Mathias

Désigné par le sort pour remplacer Judas. La tradition veut qu'après avoir évangélisé la Judée et la Macédoine, il ait été tué par les juifs près de Jérusalem. Fête le 24 février

 

 

Observons maintenant le plein cintre qui relie les statues de Saint Ambroise et celle de Saint François Régis. Nous trouvons de gauche à droite les quatre Pères de l'Église latine.

 

Quelques définitions :

Père de l'Église : des auteurs dont les écrits, les actes et l'exemple moral ont contribué à établir et défendre la doctrine catholique.

 

Docteur de l'Église : des théologiens ou des religieux dont les écrits ou l'enseignement sont considérés comme ayant servi la religion catholique de façon exceptionnelle et dont la vie est regardée comme un exemple.

 

Saint Ambroise

Patron de l'église de Saint-Ambroix, voir plus haut

 

Saint Grégoire dit Le Grand

Né à Rome (v. 540- 604). Grand théologien, fut pape de 590 à 604. Un des fondateurs du pouvoir temporel des papes. Il laissa de nombreux écrits, lettres, commentaires et homélies sur la Parole. Auteur des Dialogues. En revanche, s'il réforma la liturgie, le chant grégorien ne lui doit rien directement. Fête le 3 septembre

 

Saint Jérôme
Né à Stridon (Dalmatie, 347-420). Il quitta Rome pour l'Orient après avoir été baptisé vers 372. En 385, il s'établit définitivement à Bethléem et prit la direction de groupes catholiques (religieux). Son œuvre essentielle est la Vulgate, traduction latine de la Bible. Fête le 30 septembre.

 

Saint Augustin

Né à Tageste (aujourd'hui Souk-Ahras) en Algérie, en 354, mort en 430. Fils de sainte Monique et du païen Patricius. Professeur d'éloquence à Carthage puis à Milan, il s'inscrit comme catéchumène. Baptisé par Saint Ambroise, il rentre en Afrique. Se fixe à Hippone où il est ordonné prêtre puis évêque. Il institua un règlement de la vie religieuse qui inspira de nombreuses communautés chrétiennes. Fête le 28 août

nef de l'église

La nef

En tournant le dos au chœur, la nef centrale s'étend devant nous. Une partie de la nef ainsi que le chœur actuel, qui touche la place d'armes, ont été construits sur l'un des anciens cimetières de la ville. Dans cette nef, l'ancienne chaire en bois, tout en haut d'un escalier, d'où le prêtre s'adressait aux fidèles (l'archiprêtre Poujol a été le dernier). Un abat-voix faisait office de micro (toujours en place). Lors des inondations des 30 septembre et 4 octobre 1958, l'eau de la Cèze a atteint le niveau de 1,50 m à l'intérieur de l'église.

Inondations catastrophiques à Saint-Ambroix
niveau de l'eau très élevé lors des inondations
Autel et chapelle Saint Joseph
Calvaire de l'église
Chapelle du Sacré-Cœur
chapelle de l'Immaculée Conception
Porte latérale de l'église attaquée à la hache par l'armée

Faisons maintenant le tour de l'église, en partant du chœur vers la droite.

 

Chapelle de Saint Joseph

Époux de Marie, mère de Jésus

Il était de la famille de David. Père nourricier de Jésus, il assista à sa naissance, l'emmena avec Marie en Égypte, puis à Nazareth où il s'établit charpentier.

L'Église orthodoxe pense que Joseph était beaucoup plus âgé que Marie et qu'il était veuf lors de son mariage avec elle. Il aurait eu des fils de son premier mariage, dont Jacques, frère de Jésus, en fait demi-frère. Il serait mort avant que Jésus commence sa vie publique, ce qui expliquerait le silence fait sur sa mort.

 

Saint Marc (lion)

Son culte était populaire avant le XIVe siècle. Fêtes les 19 mars et 1er mai. Un pèlerinage existe chaque année à Cotignac et, plus près de nous à Bordezac.

 

Statue de Saint Roch

Né à Montpellier (v. 1295-1327), il se voua au soulagement des pestiférés. Pestiféré lui-même, il se retira, s'isola et fut ravitaillé chaque jour par un chien. On l'invoque pour les maladies contagieuses. Il est le patron des pèlerins. Fête le 16 août

 

Statue de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

(Thérèse Martin, 1873-1897)

Née à Alençon. À quinze ans, elle entre au Carmel de Lisieux avec l'autorisation spéciale de son évêque. Elle écrit Histoire d'une âme. Elle meurt d'une maladie de poitrine. Bien connue pour son bouquet et sa pluie de roses. Canonisée en 1925, elle est nommée docteur de l'Église. Fête le 3 octobre

Statue de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
Statue de Saint Roch
baptistère abandonné

Le baptistère

Comme son nom l'indique, c'était le lieu où avaient lieu les baptêmes. Il n'est plus utilisé depuis longtemps… dommage.

À la hauteur de la tribune, nous pouvons observer, à droite et à gauche de la tribune, deux très belles statues en bois peint représentant Saint Joseph et la Vierge Marie.

 

Le Calvaire

Jésus en croix À ses pieds, Marie et Jean. Avant d'expirer, il avait confié sa mère à l'apôtre Bien Aimé : « Mère, voici ton fils. Fils, voici ta mère. » À genoux, Marie Madeleine, la pécheresse convertie par Jésus. Elle fut présente à tous les moments privilégiés de la vie du Christ ; jusqu'au tombeau. La tradition veut qu'avec sa sœur Marthe et son frère Lazare, ils aient débarqué sur les côtes de Provence et qu'elle se soit retirée à la Sainte Baume, près de Marseille. Fête le 22 juillet Cette chapelle est aussi le monument aux morts, victimes des guerres.

Saint Antoine de Padoue

Né à Lisbonne en 1195, décédé à Padoue le 13 juin 1231. Il évangélisa Toulouse, Arles, Le-Puy-en-Velay, Limoges, Brive-la-Gaillarde et Montpellier. On l'invoque pour qu'il aide à retrouver les personnes égarées ou les objets perdus : « Saint Antoine de Padoue, vous qui faites trouver tout, aidez-moi à trouver… » Il est docteur de l'Église. Fête le 13 juin

La chapelle du Sacré-Cœur

L'Église catholique rend un culte de latrie, c'est-à-dire une adoration qui n'est due qu'à Dieu seul, au Sacré-Cœur de Jésus. Nous sommes ici dans le chœur de la première église de Saint-Ambroix, au pied du Dugas. L'autel à tombeau  qui orne le chœur recèle un parchemin et des reliques de saints martyrs.

 

Le curé d'Ars

Jean-Baptiste Marie Vianney, prêtre français né à Darvilly, près de Lyon (1786-1859). De 1818 à sa mort, il fut curé du petit village d'Ars-sur-Formans dans les Dombes. Sa prédication, sa charité et son austérité attirèrent à lui les foules. Canonisé en 1925. Fête le 15 mai

 

Sainte Jeanne d'Arc

Dite "la Pucelle d'Orléans"

Née à Domrémy (1412-1431). Appelée par des voix célestes, elle mène victorieusement les armées françaises contre les troupes anglaises, contribuant à inverser le cours de la guerre de cent ans. Déclarée hérétique et relapse (retombée en hérésie), elle fut brûlée vive le 30 mai 1431 par les Anglais à Rouen. Béatifiée en 1909, canonisée en 1920. Une des trois saintes patronnes de la France. Fête le 30 mai.

Statue de Saint Michel Archange

En nous dirigeant vers la chapelle de l'Immaculée Conception, nous passons devant la statue de :

 

Saint Michel Archange

Le prince des anges, défenseur des intérêts de Dieu contre Satan. Ici, il terrasse le dragon (Satan). Dès les premiers siècles, l'Église lui rendit un culte. Fête le 29 septembre

 

La chapelle de l'Immaculée Conception

Marie, fille de Joaquin et d'Anne, mère de Jésus, mariée à Joseph

 

Elle reçut de l'Archange Gabriel l'annonce qu'elle serait la mère du Messie. Devant la grossesse de sa cousine Élisabeth, fort avancée en âge, elle exprima son admiration en Dieu par le cantique du Magnificat.

Quelques mois plus tard, un recensement amena Joseph et Marie à Bethléem où naquit Jésus.

Ainsi s'étaient exprimés les trois mystères essentiels de la vie de Marie : l'annonciation, la visitation et la naissance de Jésus.

Les Évangiles ont retenu deux épisodes caractéristiques de la vie de Marie : les noces de Cana et la présence de Marie rédemptrice au pied de la croix. Le culte de la Vierge Marie s'est précisé dès la IVe siècle. Aux XIXe et XXe siècles vinrent les définitions de l'Immaculée Conception et Assomption. Les deux plus célèbres pèlerinages à la Vierge sont Lourdes et Fatima. Fête principale, l'Assomption (Marie est enlevée au ciel avec son corps) est fêtée le 15 août.

 

 

Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879)

Bernadette à la grotte de Lourdes. Elle eut en 1858, à 18 reprises, la vision de la Vierge Marie qui se présenta à elle comme l'Immaculée Conception. Elle mourut, religieuse, à Nevers. Canonisée en 1933. Fête le 16 avril.

 

Voilà, la boucle est bouclée et la visite de l'église est terminée.

Ah ! J'oubliais ! « Déqué ïa maï ? » (qu'est-ce qu'il y a encore ?) ; si nous parlions de la petite porte donnant sur la rue de l'église.

Souvenez-vous… loi de 1905 (séparation de l'Église et de l'État) et loi de 1906 (inventaire des biens du clergé).

En 1907, un détachement de l'armée se présente, au nom de la loi, pour inventaire. Les fidèles, prévenus, occupaient l'église. Les chaises avaient été empilées contre la grande porte pour éviter toute incursion. Aux coups de semonce répondait le Magnificat et autres cantiques à Marie. Un petit malin découvrit la porte donnant rue de l'Église ; le résultat fut identique. Perdant son sang-froid, l'armée attaqua  la porte à la hache. Pour éviter de gros dégâts, le curé donna l'ordre de l'ouvrir. Le jeune sous-officier, responsable du détachement, était en pleurs. Le prêtre, le prenant par le cou, lui dit : « Mon petit, fais ton devoir. » C'est ainsi que la porte fut partiellement sauvée.

Ces propos m'ont été rapportés par ma propre mère qui avait 10 ans à l'époque et était présente sur les lieux.

 

Saint-Ambroisiens, présents ou futurs, ne touchez pas à cette porte. Elle est et doit rester en l'état actuel en témoignage d'une époque douloureuse heureusement révolue. Elle est pour nous, croyants, pratiquants, sincères "Volo Biou", un symbole appartenant au patrimoine local ; une relique presque.

En la franchissant, ayez une pensée, mieux encore, une prière à Marie, pour ceux qui défendaient la liberté de religion et qui ont chanté ce jour-là le Magnificat. Ils sont aujourd'hui passés sur l'autre rive et nous y attendent les bras ouverts, comme le Christ-Roi sous le dôme.

 

Nous espérons que la visite de cette église vous aura plu et que tous les saints, que vous avez fréquentés pendant quelques instants, vous porteront et vous aideront dans votre vie spirituelle.

 

Peut-être à dimanche prochain ?

Textes L'église des Volo Biou et Un peu d'histoire de Pierre Castanier

Les renseignements au sujet des saints et des apôtres ont été trouvés dans le Nouveau Larousse Universel (2 volumes). Imprimerie Herissey, rue Lavoisier à Évreux (Eure). Dépôt légal n° 14430. N° de série éditeur 6609, et sur les FOCUS (nouvelle encyclopédie internationale) en 8 volumes – Éditions Bordas de 1974. Ainsi que dans la "Vie des Saints" sur Wikipedia. Les commentaires sur la chapelle, l'édification de la nouvelle église et son centenaire dans le journal paroissial Bonne Nouvelle et dans le Midi Libre des 26 novembre 1996, 31 décembre 1996, 5 janvier 1997 et 9 janvier 1997. Document réalisé à Saint-Ambroix en l'année 2011

 

Visite secrète...

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